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21 février 2008

La clé du château

Si seulement j’avais, par un si doux été,
Cueilli la rose rouge et embrassé l’élu,
L’année d’après, j’aurais mariage fêté.
Mais hélas, à la place j’ai lu,
Etudié, réfléchi, vécu comme un ermite,
Dans cet appartement, j’ai refait l’univers,
Mais ne pourrais offrir qu’une poignée de vers,
Je ne puis honorer une simple visite.

Pourtant je me complais dans cette vie austère,
Pas de vin ni d’alcool, pas même de café,
Le ménage est à faire et le lit est défait,
On croirait à me voir que je marche à l’envers.

Richesse et liberté sont mes grandes amies,
J’ai de l’or plein le cœur, la lumière dans les yeux
Je fréquente en haut lieu la demeure des dieux,
Parcourant à l’envi les espaces infinis

Un ange lumineux me montre la beauté
Que mes yeux aveuglés ne sauraient percevoir,
Il te faut, me dit-il, apprendre à recevoir
L’abondance et l’amour, la paix et la santé.

L’Arbre de la Vie est gardé par un ange,
Il brandit une épée, et protège l’accès ;
Tu ne peux l’approcher tant que tu n’es pas prêt.
Tu dois chercher la clé dans un lieu bien étrange.
Il te semble pourtant connaître ce mystère,
La clé n’est pas cachée, elle est si près de toi,
Aimé, cherche-là encore car elle est sous ton toit,
Elle seule te conduira à la Divine Terre.

Longtemps je l’ai cherchée, la clé du paradis,
Malgré tout, je savais qu’elle n’était pas très loin,
D’un regard intérieur, j’ai fouillé les recoins,
Les êtres de Lumière un jour me l’avaient dit.

C’est là qu’un beau matin, mon cœur s’est entrouvert,
L’ange près de l’Arbre a baissé son épée,
J’ai vu le paradis d’une divine beauté,
Et les anges chantaient de magnifiques vers.

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L'Oiseau Bleu

 Dans les feuilles d’un chêne pleure l’oiseau bleu
Et son chant mélodieux n’attire plus personne.
Dans la ville bruyante, un inconnu fredonne
La vielle chanson de son cœur malheureux
L’être solitaire refuse de ce monde

Le hurlement des loups disputant un cadavre
C’est dans son cœur blessé qu’il recherche le havre
Mais il pleure sa misère dans une nuit profonde.

Un jour se fait plus fort le chant de l’oiseau bleu.
Dans la ville stressée, il ne l’entendait pas,
Il survivait à peine, et ne le savait pas.
Pourtant, comme chacun, il faisait de son mieux.

Puis enfin il partit, l’oiseau montrait la voie.
Ce fut un long chemin, le courage manquait,
L’océan lui fit face, il resta sur le quai ;
Le chant le réveilla, lui redonna la foi .

Il embarqua alors sans savoir où aller.
Il observa de près le vol des goélands,
Et ce fut à son tour de prendre son élan.

Au-dessus de la mer, il lui fallait planer.
Epris de liberté, il se sentait radieux.
Il commença les vrilles, les accélérations,
Et même les loopings devinrent une passion.

Il entendait l’oiseau et son chant mélodieux.
Ses ailes grandissaient, il devenait plus fort,
C’est alors qu’il cessa de vouloir à tout prix,
Du chant de l’oiseau bleu, son cœur était épris,
Il découvrit l’Amour, arrêta ses efforts.

Sa conscience éclata dans la lumière des dieux,
Il était l’Univers et il était la Vie,
Et le ciel et la terre se retrouvaient en lui,
Le chant de l’oiseau bleu résonnait dans les cieux.

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Les larmes de l'amour

Peuples en esclavage, sous le joug du Satan,
Corps égarés, errant dans l'espace et le temps,
Ames traînantes, desséchées dans la plaine,
Sol brûlant, désert de feu, terre de Géhenne,

Peuples misérables, ne voyez-vous donc pas?
Vous souffrez mille peines jusqu'à votre trépas.
La peur est votre amie, l'argent votre passion.
Famille désunie n'est que désolation.

Posséder est un bien, mais n'est pas suffisant.
Cessez donc de courir, arrêtez un instant.
Bonheur inaccessible, le croyez-vous vraiment?
C'est dans le lâcher-prise qu'il faut être maintenant.

Vous étouffez l'oiseau dans votre poing fermé.
Ouvrez la porte de votre cœur, Biens Aimés,
Ne tuez pas l'amour en le mettant en cage,
Ne gardez pas la vie dans l'eau des marécages.

Dégelez votre cœur, vivez dans le courant
Tumultueux, généreux et limpide du torrent.
L'eau de la rivière vous montre le chemin,
Au pays du bonheur, vous conduira demain.

... Ou peut-être aujourd'hui, mais acceptez les larmes
Qui ramènent à la Source, et enterrez les armes.
Revenez dans mes bras, enfants de la patrie,
Du jardin de l'Amour, du jardin de la Vie.

Posté par penseeslibres à 19:01 - Poèmes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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