29 février 2008
Les grandes questions
Supposons qu’un vaisseau
spatial se pose sur une table à côté de vous, qu’à l’intérieur se trouve le
Livre Universel de la Connaissance et que vous ayez la possibilité de poser une
seule question. Quelle sera-t-elle ?
Il vous est accordé de poser
une question complémentaire ? Pensez à quelque chose que vous êtes curieux
de savoir.
Quelle est la chose ont vous
êtes absolument certain ?
Dès l’instant où vous
soulevez une question dont vous ne savez vraiment pas la réponse, vous vous
exposez au champ de toutes les possibilités. Que ferez-vous si elle vous
mettait mal à l’aise ou vous entraînait hors de la zone de sécurité que vous
avez établie ?
Que se passerait-il si je
décidais de ... ?
Posez des questions,
contestez les hypothèses et les pseudo-vérités que l’on prend pour des
certitudes, reconnaissez vos paradigmes.
Avez-vous déjà essayé de traverser de l’autre côté de l’infini ?
Extrait du Livre Que Sait-on vraiment de la Réalité ? (What The Bleep Do We Know ?) de William ARNTZ, Betsy CHASSE et Mark VINCENTE aux Editions Ariane (sorti en DVD sous le titre anglais.
Etes-vous parent, enfant ou adulte ?
Les mécanismes de domination
L'état
Parent:
- L'intimidateur: critique, catégorique,
inflexible, verbe haut, force physique, menaces, éclats brusques, donne des
ordres, autoritaire, sarcastique.
Þ Il craint des remarques embarrassantes, des
réactions coléreuses d'où peurs et anxiété de l'entourage.
Þ Ses mécanismes de défense: plaintif (tente de
culpabiliser) ou contre-intimidateur (répond par l'agressivité).
- L'interrogateur: suspicieux, critique
hostile, insiste sur les fautes et les erreurs, moralisateur, cynique,
perfectionniste, logique infaillible, connaissances précises, intelligence.
Þ Ses mécanismes de défense: indifférent, parfois
plaintif.
L'état
Enfant:
- le plaintif: pessimiste, visage soucieux,
soupirs, tremblements, pleurs, regarde fixement au loin, répond lentement aux
questions, ressasse les tragédies, s'efface devant les autres, séduit par sa
vulnérabilité et son besoin d'aide, mais il ne tient pas vraiment à trouver les
réponses car il perdrait sa source d'énergie. Attitude exagérément conciliante
qui lui fait penser ensuite qu'on profite de lui.
- l'indifférent: conflits intérieurs non
résolus, craint d'être jugé, solitaire, manque de confiance en lui, ne demande
pas d'aide, évite d'être mis en demeure de s'engager, besoin
d'espace". Enfant, on ne reconnaissait pas sa personnalité, son
besoin d'indépendance. Enclin à glisser vers le rôle du plaintif. Attire
l'attention par sa personnalité mystérieuse, insaisissable.
L'état
adulte:
Il rassemble les informations à partir de
plusieurs sources, analyse les possibilités, définit les choix à partir
d'informations récentes. Il est ici et maintenant. Il est conscient de ses
sentiments, des choix à faire, sait prendre des risques fondés.
Il est capable d'entendre plusieurs
opinions sans se sentir menacé et sans tomber dans une position rigide où il
aurait l'impression de perdre ou de gagner.
Il reste en
contact avec ses émotions et les exprime aussi précisément que possible,
sachant qu'il découvre davantage de choses s'il s'ouvre aux événements. Il
reste en contact avec son intuition et les sentiments personnels qui le
poussent à agir.
Illusions
Tout n’est qu’illusion,
disent les Bouddhistes. La physique quantique les rejoint aujourd’hui.
« « Dieu »,
ou encore la « Source » expérimente une infinité d’états d’âme par
notre entremise dans un jeu holographique infini de reflets. » dit Daniel
Meurois- Givaudan.
Lorsqu’on
plonge dans la plus petite particule de la matière, on constate qu’on tombe
dans le vide. La matière n’existe pas, elle est un condensé d’énergie vibrant à
différentes fréquences.
Et
le vide de l’Univers est entièrement rempli d’énergie, véritable magma du tout
possible.
Si
je regarde une particule subatomique comme une onde, ce sera une onde. Si je la
regarde comme une particule, ce sera une particule. Mon regard n’est pas neutre
et crée la matière. Rien n’existe si je
ne le regarde pas.
Ce
que mes sens me signalent me paraît vrai car mon cerveau ne distingue pas le
vrai du faux, l’absent du présent. Il suffit que je pense à un citron pour
avoir les glandes salivaires en action. Il va juste chercher dans sa banque de
données les informations auxquelles rattacher l’objet, qu’il soit vrai ou faux
comme au cinéma.
Ce
même cerveau ne peut voir que ce qu’il possède déjà dans cette banque de
données. Des chatons, élevés dans une pièce sans lignes verticales, puis remis
dans une pièce avec des meubles, des chaises, vont se cogner à ces lignes car
ils ne peuvent pas les concevoir avant d’en avoir fait l’expérience. Ce n’est
seulement qu’à ce moment-là que le cerveau va engranger l’expérience.
La
physique quantique nous dit que nous choisissons à chaque instant la vie qui se
déroule devant nous, comme un tapis roulant amène les courses au supermarché ou
les valises à l’aéroport. Au départ, rien n’existe. Je suis là, immobile, dans
l’éternité.
Donc,
le monde que je crée est un hologramme. Mon corps, mes pensées habituelles –
dont on n’a jamais trouvé le siège ! - , les objets et les êtres qui
m’entourent, sont des hologrammes.
Cela
signifie encore que nous ne sommes nés que par la pensée, et que nous ne
mourrons que par la pensée. Je regarde la vie et je la crée, depuis l’éternité
où je me trouve. Autrement dit, je ne suis jamais née. Donc, je ne peux pas
mourir.
De
ce fait, nous ne pouvons créer qu’en fonction de la banque de données de notre
cerveau. Alors que le magma de potentialités est à notre portée. L’abondance
est là, et notre cerveau étriqué ne peut pas l’atteindre. Sauf si...
« Les êtres humains
pensent qu'ils vivent de petites expériences spirituelles alors que, dans la
réalité, ce sont des êtres spirituels qui vivent une petite expérience
humaine », dit Teilhard de Chardin.
Alexandra
David-Neel a réussi à créer un hologramme par la seule force de sa pensée
avec les instructions de son Maître tibétain.
Sauf
si... nous élargissons le cadre, sin nous nous entraînons à concevoir que tout
est possible, absolument tout. Qu’est-ce que je veux faire de ma « petite
expérience humaine » ?
Est-ce que j’accepte de changer mon regard sur le monde ?
26 février 2008
Se regarder le nombril, pourquoi faire ?
Pourquoi se regarde le nombril ?
Je vais observer ce que je crois être moi. Non dans le but de générer l’auto-satisfaction mais pour me connaître et dépasser l’ego. D’un maître en faire un serviteur que je vais utiliser pour trouver le sens de ma vie.
Cet ego, que j’ai fabriqué de toute pièce en y agglomérant un fatras de croyances familiales, éducationnelles, politiques, économiques… est une illusion à laquelle je m’accroche et m’identifie.
Je ne suis pas ces croyances. Je n’ai pas à vivre à travers les concepts des autres. Je peux me débarrasser de tout ce que j’ai compris de travers depuis mon enfance. Si mon père est un violent, tous les hommes ne le sont pas ; si ma mère est alcoolique, toutes les femmes ne le sont pas ; si les histoires « cochonnes » font rire, la sexualité n’est pas honteuse pour autant... Il y a en nous des croyances, des jugements sans valeur, des concepts, des violences rentrées, des peurs étouffées, des sanglots que l’on croyait perdus et qui ressortent un jour, sous forme de pathologies faute d’avoir été entendus, nommés, désamorcés plus tôt.
Je peux toujours me dévouer aux autres corps et âme et on louera mon courage et mon altruisme à juste titre. Ma conscience sera en paix. Tout va bien.
Mais je ne peux apporter que ce que j’ai : mes blessures d’abandon, de rejet, de trahison… Ce dévouement, si utile soit-il, n’est pas le mien : il est réaction à, baume sur mes propres plaies. Si je n’ai pas en moi la paix, si je suis un blessé de l’amour, une handicapée de la joie de vivre, j’aurais beau sourire, j’aurais beau donner, j’aurais beau paraître, je ne serais pas. Alors je fais ce que je peux et je me nourris en retour des mercis, des sourires ou des larmes de celui qui reçoit. C’est bien, c’est beau. C’est indispensable.
Mais pas suffisant. Personne ne peut faire l’économie d’une remise en question de ses valeurs, d’une plongée dans son inconscient pour y retrouver ce paradis que l’on croyait perdu et que nous cherchons tous au travers des plaisirs matériels ou des satisfactions relationnelles, sans comprendre qu’il est bien en nous. Nous le savons. C’est ontologique. On n’y peut rien.
Et quel bonheur de marcher à plusieurs sur ce chemin, de donner sans attendre même un sourire, de partager son ressenti, de voir l’autre s’épanouir davantage parce qu’il aura franchi un palier de plus dans la connaissance de lui-même. Alors c’est le cœur qui parle. Juste lui. Il a tant de choses à nous dire…
Pour les femmes qui se cherchent...
Si l’on exclut la période du
romantisme, il y a déjà bien longtemps que les parents, puis la société dans
son ensemble, exigent des mâles qu’ils soient des hommes, et des femelles
qu’elles soient des femmes. Les critères sociaux sont étranges et
fluctuants : un homme ne doit pas pleurer, peut avoir plusieurs femmes, et
doit rapporter le fruit de son travail au foyer. La femme est généralement
pleurnicharde, elle doit faire et élever les enfants que lui donnent son époux,
et attendre ce dernier en se faisant belle, dans le but de le contenter. Même à
notre époque, cette description n’a rien de caricaturale.
Pourtant,
il est possible d’observer, depuis quelques années, une lente modification de
cette réalité. Faisant fi de la pression sociale, les femmes ont adopté le
pantalon et raccourci leurs cheveux, et les hommes cherchent davantage à
soigner leur esthétique, jusqu'à fréquenter les salons de beauté. Peut-on dire
pour autant que les femmes ne sont plus des femmes et que les hommes deviennent
féminins ? Quels sont donc les critères de la féminité ?
I. LES CRITERES SOCIAUX DE LA
FEMINITE
Mis
à part quelques systèmes sociaux basés sur le matriarcat, l’homme a toujours
imposé sa loi et ses exigences à la moitié féminine de la population. Les exemples
les plus marquants sont nombreux dans les pays de fanatisme islamique. En
Occident cependant, dans nos pays dits de liberté, la pression sociale n’en
continue pas moins de faire des ravages. Mais les femmes ont su parfois
amplifier ces exigences, et les utiliser à leur profit.
1) Sois belle et tais-toi
Un
simple regard sur les production artistiques (affiches de publicité, de cinéma,
photographies, peinture), montre à travers les siècles l’extrême diversité des
critères de la beauté féminine. Des rondeurs cellulitiques, symboles de
fertilité, à la maigreur androgyne, des corsets étouffants à l’épanouissement
des formes, il suffirait de choisir son siècle, voir son ½ siècle, en fonction
de ses goûts et de ses envies. A l’époque actuelle de la minceur et du
gigantisme, il n’est pas demandé davantage aux femmes que de suivre la mode et
de se couler dans le moule changeant de l’esthétisme, prometteur, semble-t-il,
du plus grand des bonheurs.
La
femme se transforme ainsi en poupée, coincée dans des vêtements qui entravent
la circulation et les mouvements, tartinée de crème et de fonds de teint,
cachant soigneusement les moindres aspérités de la peau, les premiers signes de
l’âge, pour paraître toujours plus jeune, toujours plus belle.
Selon
un piège parfaitement au point, et ancré dans l’inconscient collectif, chaque
mère ne peut qu’apprendre à sa fille à se soumettre à cette loi sociale de
l’apparence. Elle voudrait pourtant bien que celle-ci ne grandisse pas trop
vite. Mais il arrive aussi souvent que la fille prenne les devants, capte le
message de la beauté artificielle, du moule social, et de l’obligation de
plaire afin de ne pas rester célibataire, tare de la société. Elle est alors
vite emportée par la vague déferlante du regarde des autres.
2) Les outils de séduction
Pour
obéir à ce mouvement, elle va devoir comprendre comment utiliser les outils de
séduction qu’il lui faudra mettre en place, les rajoutant à ses outils
précédents, ceux issus de son enfance. L’objectif n’est plus maintenant de
plaire à papa et à maman, mais de plaire à l’homme.
A
grand renfort de publicité, l’industrie cosmétologique va se charger de faire
l’éducation de la jeune fille, complétant et amplifiant parfois le message
généalogique. Un gros budget est à prévoir pour s’enduire de crèmes anti-
quelque chose, s’asperger de déodorant pour éviter que la nature fasse son
travail, se peindre le visage pour paraître ce que l’on n’est pas - et surtout
ne pas paraître ce que l’on est - , se teindre les cheveux pour corriger encore
ce que la nature fait décidément si mal.
Il
semble donc indispensable de donner à son corps de nombreux produits chimiques,
rassuré à l’idée que ceux-ci aient été « testés dermatologiquement par un
laboratoire qualifié », selon une formule bien connue. Le derme en
question n’est autre que la muqueuse anale ou les yeux des chats, appelés
pudiquement « animaux de laboratoire ». Ces laboratoires sont
subventionnés par les gouvernements, afin que les femmes puissent continuer à
paraître, les dermatologues, gynécologues et cancérologues à travailler.
Mais
à part les chats qui, eux, ne le sont pas, les femmes sont bien souvent des
victimes consentantes. Cependant, elles peuvent aussi devenir des bourreaux des
cœurs. Les grandes séductrices ne sont pas rares, qui savent parfaitement
utiliser leurs outils de séduction, véritables pièges à hommes. Le jeu se
retourne contre ceux qui les voulaient belles et silencieuses. Elles ne disent
pas un mot, sauf sur une scène quelconque, et ils tombent comme des mouches.
Il arrive
aussi qu’elles soient belles et cultivées. Elles sont alors réservées à la
société mondaine dans laquelle elles apprennent à se mouvoir avec finesse et
subtilité, alliant beauté, adresse, et intelligence féminine. Sont-elles
heureuses pour autant ?
La recherche de la beauté est bien une caractéristique de la féminité. Mais, nous venons de le voir, encore faut-il s’entendre sur la définition de ce terme. Il ne peut s’agir d’une beauté artificielle, d’un esthétisme aux variations saisonnières. Il existe immanquablement des caractères universels et beaucoup plus profonds de la féminité qu’il nous faut étudier maintenant, à partir de deux grandes idéologies.
II. LES CARACTERISTIQUES DU YIN
Doctrines
ou religions, orientales ou occidentales, permettent sans aucun doute une
approche de la féminité et de sa réalité profonde, symbolique. L’esthétisme,
illusoire et éphémère, est alors ramené à sa juste place de manifestation de la
beauté intérieure.
1) A travers le TAO
Le
Taï Ki est le cercle de l’Unité et figure le Tao, la Voie. Le Yin et le Yang
s’y confondent et s’engendrent mutuellement dans un mouvement circulaire
perpétuel.
Transposé
à l’être humain, le Yang est l’aspect paternel, la méthode, la justice, la
sévérité . Il est mouvement vers
l’extérieur.
Le
Yin est l’aspect maternel, l’indulgence, l’intelligence du cœur, la passivité,
la douceur, la gentillesse. Il est intériorité - mouvement vers l’intérieur -,
et concentration.
L’alternance
du Yin et du Yang régit tous les changements dans le monde manifesté. Tous les
rythmes cosmiques, humains, physiques et psychologiques, régissent la vie de
l’homme. En conséquence, chaque être humain passe cycliquement sous l’influence
du Yin et sous celle du Yang, selon le rythme des saisons, celui des jours, de la
lune et du soleil, alternant des périodes d’intériorisation et d’expansion, de
tristesse et de joie, de quiétude et d’excitation, de repos et de travail...
Mais
plus encore que l’alternance, chacun de nous contient, comme le cercle de
l’Unité , le Yin et le Yang. Il serait difficile de concevoir la sévérité
sans l’indulgence, la passivité sans le mouvement, une extériorisation
permanente sans un temps de ressourcement. Si le rythme est nécessaire, chaque
principe modère son opposé dans une danse parfaite, consacrant à la fois
l’union et la distinction. Il y a donc équilibre dans le rapport idéal des deux
principes.
Mais
cet idéal est rarement atteint dans un individu. Nos sociétés admettent qu’un
homme soit belliqueux et qu’une femme pleure, confondant le rapport Yin/Yang,
et celui de bourreau/victime. Pour ne pas pleurer, le jeune garçon doit
renfermer des émotions de tristesse et de peur au plus profond de son
inconscient. Une jeune fille apprend à contraindre son corps par des attitudes
peu naturelles et bannies des kinésithérapeutes (port des talons hauts, jambes
croisées..), enfermant sa spontanéité et ses émotions de colère, d’agressivité
ou de rancune aussi profondément que possible.
Les textes hébraïques nous donnent un autre
éclairage pour permettre d’approcher
davantage la véritable nature féminine.
2) A travers la Tradition (A. de Souzenelles)
Adam,
androgyne, contient en lui les principes mâle et femelle. S’il a conscience du
premier, qui est lumière, partie accomplie de son être, il ne décèle pas
l’autre côté (et non l’autre côte), sa zone d’ombre, riche d’un énorme
potentiel. Ce « non encore accompli » demande à être découvert et
apprivoisé. Ce sont ses animaux intérieurs qu’il lui faut nommer et retourner,
son inconscient à explorer, les ténèbres de son être à sonder. Cette zone
obscure est sa partie féminine . Mais il choisit de ne pas faire le travail, il
ne reconnaît pas son aspect féminin, et préfère manger la pomme de l’Arbre de
la Connaissance. Il se croit alors totalement accompli. Il se confond
maintenant avec ses animaux intérieurs et hurle avec eux son désespoir et son
abandon.
Il
ne peut plus unir ses côtés mâle et femelle dans des Epousailles divines, ni
faire croître le Germe du Nom divin en gestation dans les profondeurs de son
être, car il n’a pas fait œuvre mâle en travaillant sa terre intérieure, sa
partie féminine. Il se démet de sa vocation de maternité pour en conférer
l’opération extérieure à Eve. La dualité en tant qu’opposition est née et, avec
elle, la recherche permanente de l’autre moitié à l’extérieur de son être.
La
Adamah est donc devenue Lilith, furieuse de n’avoir pas été reconnue, puis Eve,
la femme biologique, qui reste néanmoins la femme lunaire, mystérieuse, aux
pouvoirs obscurs. La nuit, l’obscurité et les forces de l’ombre ont toujours
fascinées la race humaine, et les hommes plus encore qui continuent jusqu'à
aujourd’hui de rejeter leur part féminine.
Peu
à peu, pourtant, la pression lente et patiente des femmes leur ouvre les portes
de leur inconscient. Elles sont plus aptes qu’eux à faire le travail de cette
recherche de la Source originelle car elles se sont peut-être moins éloignées
de leur intuition et de leur intériorité. En chacun de nous, hommes et femmes,
subsistent la tendresse, la gentillesse, la douceur, la paix et le repos, tous
ces animaux intérieurs qui souffrent de n’être pas reconnus et se transforment
en brutalité, rigidité, stress, maladies de l’âme et du corps. L’intelligence
du cœur, de notre cœur, ne demande qu’à s’ouvrir, le féminin en nous ne demande
qu’à s’exprimer. Un créateur de mode a perçu cette réalité et tenté de
féminiser l’homme. Une majorité de femmes souhaitent de leur partenaire
davantage de tendresse, de gentillesse, de qualités féminines. Est-ce que
l’habit fera le moine, ou bien n’est-ce là encore que façade ?
Accoucher
du féminin consiste donc à explorer les moindres recoins de notre
inconscient , à nettoyer toutes les zones d’ombre, à les accomplir pour y
faire pénétrer la lumière. A ce moment-là pourra se faire le mariage intérieur
entre les deux pôles, le parfait équilibre entre le Yin et le Yang, l’Union
sacrée des opposés. Il est possible que cet équilibre nous fasse retourner à
l’androgynie originelle, celle de l’âme, tout en s’exprimant dans le monde
manifesté selon des spécificités propres à chacun, en dehors de tout critère
social.
Psychosomatique ?
A notre naissance, nous avons hérité, dans notre ADN, de toute l’histoire de notre famille et, bien entendu, de la nôtre, celle qui nous suit et s’enrichit de vie en vie.
Nous sommes donc inévitablement porteurs de blessures fort anciennes et non soignées. Nous nous plaçons devant des gens et des situations qui vont nous « rappeler » ces traumatismes et nous inviter à en prendre conscience afin de nous en épurer, souvent dans la douleur.
Nous
pouvons aussi avoir à régler un problème familial que nous ne connaissons même
pas, du moins consciemment, afin de ne pas « attraper » la maladie
que l’on dit héréditaire, et d’en délivrer les générations futures. Par
exemple, le diabète. Conflit de répugnance avec résistance du parent, de l'ancêtre :
« Je ne veux pas faire cela car ça me répugne ! » (que ce soit
vrai ou non, seule la croyance fonctionne ici).
La mère communique toutes ses émotions avant même la naissance de son enfant: sa peur de la mort (poumon), sa colère (vésicule biliaire), sa dévalorisation (os, ligaments...),…
Les enfants, arrivant avec leurs bagages propres, vont réagir différemment les uns des autres. L’enfant rebelle prendra le contre-pied : il sera médecin (pour soigner ses ancêtres) ou drogué (puisque la vie est si triste, échappons-nous !) ; le soumis, lui, adoptera le comportement transmis par ses parents (dévalorisation).
Dans tous les cas, il est là dans un premier temps pour renforcer les croyances qu’il transporte avec lui depuis des lustres. Il ne les remettra en cause que s’il prend conscience qu’il a un travail sur lui-même à faire afin de vivre SA vie en toute indépendance, physique et morale.
En attendant, toutes ses blessures se sont incrustées dans son corps comme une empreinte dans la boue. Aussi, comme le cerveau ne sait pas distinguer le vrai du faux, il va, lorsqu’un événement se présente, faire le lien avec une autre histoire déjà vécue, même si les circonstances sont différentes, et même si, cette histoire, il la « vit » au cinéma. Je connais ça ! crie-t-il sans analyser davantage la situation. Il déclenche les signaux d’alerte : d’abord un malaise, une émotion… S’ils ne sont pas entendus, il profite d’une autre occasion pour déclencher les symptômes, puis enfin la maladie elle-même.
On parle de maladies psychosomatiques. Il faut élargir la signification de ce mot.
Nos pensées, nos croyances, sont une des causes essentielles de la baisse de notre système immunitaire. Le programme transmis par nos ancêtres en sont d'autres. Viennent ensuite les facteurs aggravants, les situations dans lesquelles on se place (ou que l’on ne cherche pas à éviter) et qui vont contribuer à renforcer les croyances et l’appel au secours : tabac, alcool, café, gestes manqués, alimentation désorganisée…
La nature, le sort, le hasard ou Dieu n’y sont pour rien. Nous sommes seuls responsables de nous-mêmes, de notre libération. Dieu respecte notre liberté et ne se donne pas le droit d’intervenir pour réparer nos bêtises ! Au train où ça va, Il y passerait l’éternité d’ailleurs…
24 février 2008
Temps, Espaces et Création
1°) LE TEMPS
“L’Origine des Temps
est toujours présente, sinon rien ne se maintiendrait.” dit Schwaller de
Lubwicz. Les temps qui passent ne s’éloignent pas de leur Origine commune, le
point zéro. Les Temps, ce sont le passé, le présent, le futur, mais aussi tous
les temps de tous les espaces. Le temps sur Mars ou sur Orion n’est pas le
même. Le temps d’une autre galaxie est différent du nôtre. Et celui de mon
voisin est différent du mien.
Et si l’Origine de
ces temps-là se maintient, cela signifie bien que le temps n’existe pas. Il est
totalement illusoire, il est création de l’esprit pour expérimenter la matière
qui, elle aussi, est création de l’esprit.
Le passé n’existe
pas, seul l’esprit le maintient. Pourtant, il n’est plus.
Le futur n’existe
pas. Seul l’esprit le crée. Il vit souvent dans ce futur qu’il craint et
“invente” à la fois, pour échapper au Présent.
Car il a peur du
présent. Pourtant, dans ce présent, il y a et le passé, et le futur, et aussi
tous les temps de toutes les galaxies. C’est pourquoi il est possible de se
promener dans les espaces-temps, puisque tout se produit toujours en même
temps. Les schizophrènes s’y réfugient. Les “voyants” – les vrais, refusent de
donner la date d’un événement. Cela est correct puisqu’ils accèdent à cet
“espace” où tous les temps se rejoignent.
Pourtant, tout n’est
pas écrit. Ces espaces-temps sont mouvants, ce sont des énergies sans cesse en
mouvement. Tout n’est pas écrit, et tout est écrit. Dans ce magma de
potentialités, chacun va puiser en fonction de ce dont il a besoin.
Mais ce “chacun” est
l’ego, pas l’Esprit. Alors l’ego va choisir dans le tout possible, l’amener à
la réalité: la pensée, l’écriture, le dessin, le geste créent. Une lettre est
une onde de forme qui vibre à une certaine fréquence. Tout est vibration, tout
est énergie, et l’énergie se mainfeste lorsqu’on l’appelle.
L’ego n’invente pas
(on dit cependant de quelqu’un qui trouve un trésor qu’il en est l’inventeur),
mais il va chercher dans ce tout possible ce qui lui correspond: confrontation,
violence, intimidations, relations houleuses, obstacles divers et variés, et
parfois plaisirs, relations sympathiques, enfance heureuse... Mais l’ego ne peut créer que de l’illusoire
auquel, pourtant, l’esprit s’identifie en se laissant prendre au piège de la
matière.
2°) LA CREATION
Aussi est-il très
important de surveiller nos pensées, nos paroles, nos actes, mais aussi toutes
nos créations. Les photos d’Emoto, célèbres dans le monde entier, montrent de
façon irréfutable le poids des mots. Il a écrit sur des bouteilles remplies
d’eau différents mots, négatifs sur certaines, positifs sur d’autres. Puis il a
gelé l’eau de ces bouteilles et en a étudié les cristaux. L’effet est
surprenant et peut-être vu sur son site. Les cristaux qui ont reçu un message
négatifs sont laids et difformes. Les cristaux qui ont reçu un message positif
sont bien dessinés, brillants, réguliers.
Notre corps, nous le
savons, est fait de 75 à 80% d’eau. Nous l’empoisonnons littéralement par nos
pensées négatives. Mais aussi par nos lectures, les films de violence, les
musiques disharmonieuses, les tableaux qui reflètent des scènes sombres ou
guerrières...Derrière un mot –onde de forme - inscrit dans une grille de
mots-croisés se cache un concept. Et du concept naît une réalité. Même
relative, même illusoire, est-il bien nécessaire de la créer ?
Les films de
science-fiction ne sont pas inventés. Leurs auteurs accèdent à d’autres
espaces-temps et amènent sur la Terre les événements qu’ils décrivent. C’est ce
qu’on appelle l’imagination. Ils invitent par là même les personnages qu’ils
pensent créer. Cela n’est peut-être pas vraiment souhaitable, étant donné le
genre de fréquentation qu’ils ont...
Même si la situation
paraît particulièrement difficile en ce moment, dans quelque domaine que ce
soit, il est important de créer par la pensée, la parole, le geste,
l’écriture... le bon, le beau, le positif, l’harmonieux, pour créer en peu de
temps un monde équilibré, aimant, lumineux. Tant de gens aspirent à ce monde
qu’il finira bien par se manifester !
Principe féminin, principe masculin
Principe féminin ne signifie pas systématiquement femme, principe masculin ne signifie pas obligatoirement homme. Il existe des femmes à principe masculin (PM) et des hommes à principe féminin (PF). Là encore, cela ne signifie pas non plus – bien que cela soit possible - qu’il y ait homosexualité.
Nous avons les deux natures en nous. Lorsque Dieu créa Adam, dit la Genèse, « Il les créa mâle et femelle ». Adam portait à la fois les deux principes. Mais il n’a pas reconnu son aspect féminin. De ce fait, Dieu lui « donna » une femme, un aspect féminin, afin qu’elle lui montre le chemin de sa propre féminité (Annick de Souzenelles, Le Féminin de l’Etre). Bien sûr, tout ceci est symbole, allégorie. Mais ceux qui connaissent le poids des symboles dans nos sociétés comprendront l’importance de ce Livre de la Création. Tout est symbole dans l’Univers, jusqu’aux nombres eux-mêmes.
Pourtant, nous sommes constamment à le recherche de notre « moitié » à l’extérieur de nous. Il serait sage de commencer par la trouver en nous-mêmes, ce qui aurait comme effet de nous équilibrer, avant de la rechercher à l’extérieur. Ainsi, lorsque nous nous mettrions en couple, ce ne serait pas pour nous appuyer sur l’autre, mais pour cheminer de concert, dans une relation enrichissante. Le monde ne s’écroulerait pas lorsque l’autre déciderait de poursuivre ailleurs son chemin.
Cela ne signifie pas pour autant que la femme doit trouver en elle son principe masculin, et l’homme son principe féminin. Une femme peut ne pas avoir de problème avec son PM et avoir des difficultés de communication avec son PF (peur d’être féminine). Idem pour un homme. A chacun de comprendre où est le problème et de faire se retrouver en elle ou en lui les deux amoureux : la Princesse et le Prince, jusqu’à les réunir, jusqu’à les unir.
Le principe féminin, c’est avant tout l’intuition. Le féminin reçoit les informations d’En Haut. Sans connotation religieuse. On observe que l’intuition ne ment jamais, qu’elle nous pousse à agir d’une certaine manière. Parfois, elle est une voix impérative ou discrète, une sensation, les poils qui se hérissent, un flash, une idée totalement loufoque qui tourne de façon obsessionnelle jusqu’à ce que nous y prêtions attention.
Les premiers prêtres étaient des prêtresses. Les femmes (à PF) ont la communication avec l’Etage au-dessus, avec le Ciel. Elle sont dans la réception.
Il existe bien des hommes qui n’ont pas peur et reconnaissent leur principe féminin en eux : ces hommes-là sont souvent plus doux, plus calmes, attentifs, et intuitifs. Ils sont à principe féminin. C’est le cas du gaucher (PF de conception), mais aussi du droitier qui, par pression, bascule du côté féminin. Qui n’a pas entendu parler de ces seconds fils du royaume, entouré de femmes, pour leur enlever toute envies d’accéder au trône royal ?
Ces hommes vont souvent chercher des femmes à PM, énergiques, directives, et parfois étouffantes. Ce sont des papas-poules qui se laissent vivre, dans une certaine harmonie.
Mais il en existe aussi qui ont si peur de leur féminin qu’ils en deviennent d’horribles machos, pensant se suffire à eux-mêmes, et traitant les femmes comme des « moins que rien ». Ils projettent sur les femmes leur peur magistrale de leur aspect féminin.
Le féminin, c’est l’obscurité, le mystère, la lune, la nuit, le froid, la grotte... Le féminin fait peur car il est le monde de l’invisible.
Le principe masculin est conçu pour recevoir du principe féminin les informations et pour agir en conséquence. S’il veut agir seul, il s’ensuit des guerres, des conflits de toutes sortes, la destruction, la violence.
Le PF est fait pour recevoir l’intuition, le PM pour agir en fonction de cette intuition.
Et l’intuition ne peut pas engendrer la guerre !
Les femmes sont à PM par la conception : ce sont les gauchères, qui se sentent plutôt bien dans le monde masculin. Souvent sportives, elles sont faites pour performer et savent tout aussi bien se réserver des plages de repos, de réceptivité. Elles ne comprennent pas la passivité (relative) des droitières, elles qui avancent avec tant d’énergie et de compétences !
On peut être PM également par la pression : c’est le cas des femmes propulsées au pouvoir qui se retrouvent dans un monde macho. Elles y prennent goût et ne veulent plus revenir dans leur monde féminin. Alors elles vivent en compétition avec ce monde de machos, et ne peuvent plus baisser la garde. Elles sont parfois pires que les hommes car elles ont toujours quelque chose à leur prouver pour se maintenir dans leur monde. Ils ne leurs feront pas de cadeau, et elles le savent !
Le masculin, c’est le soleil, la gloire, le jour, la chaleur, tout ce qui est visible.
Enfin, une femme à PF peut passer de l’un à l’autre tout au long de la journée. En fonction des difficultés rencontrées, elle devra forcer sa nature pour performer un temps, pour finir la journée fatiguée.
Ces critères ont été bien définis dans le stage « Cerveau gauche/cerveau droit » de l’Institut Mayol. Il permet de se situer personnellement, puis de repérer le fonctionnement de l’entourage familial, professionnel... Une fois repéré ce fonctionnement, il devient plus aisé de gérer les relations en prenant en compte le positionnement spatio-temporel des différentes positions neuro-sociologiques : gauchère – gaucher, droitière - droitier.
21 février 2008
Le nouveau jour
Ne
cherche pas le jour, il n’est pas encore né,
Et
pourtant, comme toujours, il te faut te lever.
Dans
une poignée d’heures, il sera terminé.
Qu’aura-t-il
apporté au monde fatigué ?
Es-tu
sûr qu’il viendra, ce jour que tu redoutes ?
Il
te faut te lever, il te faut travailler,
Et
puis un jour, la vie, il te faut la quitter.
Ce
panier d’ «Il faut que », combien cela te coûte ?
Petit
robot de fer, voudrais-tu le goûter,
Toi
qui, par le réveil, lui donne ses limites ?
Est-ce
que tu le mérites, lui qui sitôt te quitte ?
Ce
jour est fait pour toi ; tu ne peux le prêter .
S’il
ne t’apporte rien, observe-le donc bien.
Tu
n’as jamais le choix, c’est là ce que tu crois,
Et
comme chacun de nous, tu dois porter ta croix.
Arrête-toi
un peu, car ce jour est le tien.
Attend
avec respect le temps de sa naissance,
Jour
d’hiver ou d’automne, de printemps ou d’été,
Laisse
ton savoir, acquiers la connaissance,
Car
lui seul peut t’apprendre ce qu’est l’éternité.
La clé du château
Si
seulement j’avais, par un si doux été,
Cueilli
la rose rouge et embrassé l’élu,
L’année
d’après, j’aurais mariage fêté.
Mais
hélas, à la place j’ai lu,
Etudié,
réfléchi, vécu comme un ermite,
Dans
cet appartement, j’ai refait l’univers,
Mais
ne pourrais offrir qu’une poignée de vers,
Je
ne puis honorer une simple visite.
Pourtant
je me complais dans cette vie austère,
Pas
de vin ni d’alcool, pas même de café,
Le
ménage est à faire et le lit est défait,
On
croirait à me voir que je marche à l’envers.
Richesse
et liberté sont mes grandes amies,
J’ai
de l’or plein le cœur, la lumière dans les yeux
Je
fréquente en haut lieu la demeure des dieux,
Parcourant
à l’envi les espaces infinis
Un
ange lumineux me montre la beauté
Que
mes yeux aveuglés ne sauraient percevoir,
Il
te faut, me dit-il, apprendre à recevoir
L’abondance
et l’amour, la paix et la santé.
L’Arbre
de la Vie est gardé par un ange,
Il
brandit une épée, et protège l’accès ;
Tu
ne peux l’approcher tant que tu n’es pas prêt.
Tu
dois chercher la clé dans un lieu bien étrange.
Il
te semble pourtant connaître ce mystère,
La
clé n’est pas cachée, elle est si près de toi,
Aimé,
cherche-là encore car elle est sous ton toit,
Elle
seule te conduira à la Divine Terre.
Longtemps
je l’ai cherchée, la clé du paradis,
Malgré
tout, je savais qu’elle n’était pas très loin,
D’un
regard intérieur, j’ai fouillé les recoins,
Les
êtres de Lumière un jour me l’avaient dit.
C’est
là qu’un beau matin, mon cœur s’est entrouvert,
L’ange
près de l’Arbre a baissé son épée,
J’ai
vu le paradis d’une divine beauté,
Et
les anges chantaient de magnifiques vers.